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 CALLIE VELASCO

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Callie Velasco

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Messages : 2
Date d'inscription : 26/01/2008

MessageSujet: CALLIE VELASCO   Sam 26 Jan - 17:21

CALLIE VELASCO.
Fiche #... (à ne pas modifier)









    " Une femme aussi sublime, on regarde d'abord son visage. Mais, ce jour-là, CALLIE VELASCO portait des bottines en daim violettes, au talon vertigineux, qui mettaient en valeur ses jambes interminables et lui donnaient une démarche de reine. Au beau milieu de l'inetrview, quand elle s'est sentie plus à l'aise, elle les a enlevées et les a posées sur la moquette. Pendant quelques instants, on a mis de côté les questions et les réponses pour parler chaussures, entre filles. Et celles-là en valaient la peine. Des amours de bottines, souples et coquines, nouées à l'arrière par un lacet. << Elles vous plaisent ? >> a-t-elle demandé. Et comment. << Même avec cette hauteur de talon, vous pourriez les mettre ? >> Certainement. << Ecoutez, a-t-elle dit alors, dehors il pleut très fort et je ne peux pas rentrer pieds nus. Mais je vous les offre. Vous les aurez demain. Je n'aime pas les cadeaux convenus, acceptez-les, ça me fait plaisir. >>
    Si je rapporte l'anecdote, c'est qu'elle décrit mieux que n'importe quel instantané qui est CALLIE VELASCO. Aussi belle vue de l'extérieur que de l'intérieur. Spontanée, imprévisible, généreuse. Et vivante. La regarder parler, s'animer, sourire, chercher ses mots avec une gestuelle toute méditerranéenne est un bonheur. Pas seulement pour la perfection des traits, souvent ennuyeuse lorsqu'elle n'est pas accompagnée de chamer. D'elle, on a d'abord envie de dire qu'elle est sympathique, même si le mot est galvaudé. << Quand je faisais des castings, au début, j'essayais toujours de me débarquer. Il fallait que je l'ouvre pour qu'on me choisisse. J'ai un vrai contact humain et j'aime m'en servir. >> Sa beauté a inspiré tellement de grands créateurs, photographes, metteurs en scène, réalisateurs, qu'il est difficile de les énumérer tous. Jean Paul Gaultier, Yves saint Laurent, Dominique Issermann, Jean-Paul Goude, Dominique Besnehard, Raoul Ruiz, Jacques Weber... Favorite des objectifs, Muse des scènes et des plateaux. Enfant, entre New-York et Paris, CALLIE détestait l'école. Elle en garde un souvenir exécrable, qui l'a marquée profondément. << Tout ce que je suis devenue découle de cette époque. L'enfermement m'était insuportable. J'avais l'impression qu'on n'empêchait de sortir de chez moi, que ma vie n'allait pas assez vite. Si je cours encore, c'est sans doute pour rechercher ce besoin que j'avais, adolescente, de galoper librement. D'ailleurs, je ne supporte pas les règles. Dès qu'il y en a une, je pousse un coup de gueule. >> Dans la vraie vie, elle mène une vie simple, bourrée de petits plaisirs quotidiens : mettre la radio le matin dans la cuisine parce que ça lui rappelle sa mère, écouter de la variété française, chanter, danser, manger, dessiner, écrire des bouts de phrases, rire et faire rire. Dans la vraie vie, CALLIE VELASCO est un funambule qui peut marcher pieds nus sous la pluie, mais sait très bien les garder sur terre. PL."


VANITY FAIR, Octobre 2007.



    JUILLET. Il faisait nuit, d'une nuit noire, comme on en voit si peu dans les Hamptons. Ou bien étais-ce le coeur de la belle blonde là-bas, au loin, qui noircissait sa vue ? D'un pas assuré sur ses boots d'un cuir noir attachées par de petites boucles de fer, elle avançait rapidement vers un autre lieu, vers d'autres promesses, vers d'autres pensées qui seraient automatiquement gâchées. Comme elle regrettait tout ! De l'avoir rencontré, de lui avoir parlé, et même de l'avoir gifflée et d'être partie. Mais ce qu'elle regrettait le plus, c'était ce geste qu'elle avait esquissé, comme pour bien lui signifier qu'elle ne voulait plus qu'il l'approche. Elle avait essuyé la paume de sa main contre sa jupe. Comme une putain de snob, comme une fille à papa face à un pauvre. Elle leva d'une grâce éteinte son bras et repoussa une mèche dorée derrière son oreille avant de poser le bout de ses doigts sur le centre de son front. Comment avait-elle put faire ça, elle qui était si fière de se comporter différement des autres ? Elle se mordilla sensuellement la lèvre inférieure, comme une petite fille qui ne s'en rend pas compte, et poussa un petit soupir fatigué.

    Les étoiles brillaient toujours dans le ciel.

    Mais elle ne brillaient plus dans son esprit. Pourrait-elle dormir tranquille après ça ? Un nouveau soupir se glissa derrière le premier, souffle d'air chaud dans la nuit qu'elle considérait comme froide. A cette heure, des millions de nouveaux riches devaient s'éclater dans une boite des Hamptons. Elle, elle marchait, ruminant ses pensées sur une seule personne, se foutant totalement des millions qui restaient. Pouvait-elle affirmer qu'elle ne pensait que du mal de lui ? Bien sûr que non. Elle avait bien remarqué qu'il était torturé, un être qui subit ce que lui même fait. Mais son erreur, c'était d'avoir crût pouvoir l'en sortir. Evidemment, CALLIE n'avait pas ce pouvoir. Contrairement à ce qu'il disait, elle n'était pas une sorcière. Elle était juste une Nymphe. Une Nymphe aux milles pouvoirs, sauf celui de retenir Ulysse auprès d'elle, sauf celui de lui faire oublier Pénélope. Le regard ambré de la jeune fille se leva vers la lune timide, troublé, cassé, tremblant d'une flamme qui semblait vouloir s'éteindre comme un souffle venait la caresser avec tendresse. La tendresse pouvait blesser, effrayer. La flamme le prouvait, ce feu si intense qui ne pliait devant personne... Sauf l'air, le vent. Sauf lui qui la faisait vaciller.

    Elle s'approcha du parc des Hamptons. Le seul qu'il y avait, qui n'acceuillait quasiment que les bambins puisque les jeunes chics et branchés préféraient les endroits clos. Qui était-il ? Elle ne savait que son prénom. Et puis ? Etait-il riche ou pauvre ? Quel était son nom ? Quelles étaient ses habitudes, son travail ? Et pourquoi, pourquoi l'obsédait-il ? Nom de Dieu ! Elle s'arrêta un court instant sur une pelouse, ferma ses beaux yeux, fit reculer ses pensées. Puis lentement, comme une dryade des temps modernes, elle se pencha et retira ses boots. Lui restaient ses bas rayés, mais à travers eux, elle pouvait tout de même sentir l'herbe fraîche et un peu mouillée par une pluie récente. Et ça, ça la calmait plus facilement que tout... Autrefois, elle serait descendue de sa chambre, ses oreilles tapotant les marches des escaliers comme une petite souris venant chercher des dents, et elle aurait pénétré dans le sanctuaire du salon. En pleine nuit, ses parents l'auraient sans doute tuée. Mais elle s'en moquait, les risques n'étaient rien à comparé de Lui. Ce piano qu'elle chérissait pour deux choses : Sa musique... Et le fait que c'était un cadeau unique que son père lui avait offert quand ils étaient encore une famille belle et unie.

    CALLIE soupira.

    Puis, ses chaussures dans une main, elle reprit son avancée dans la nuit, dans les souvenirs, oubliant jusqu'à cette soirée. Il fallait qu'elle l'oublie. Evidemment. Et elle avança ainsi un bon moment, dans cette nuit sans nom, sous l'éclat de diamant de la lune dans son écrin de velours noir, jusqu'à entendre un craquement dans cette même nuit... Elle s'arrêta, fronça les sourcils, pour regarda autour d'elle. Sans dire un mot, car elle savait que ce détail pouvait paraître stupide lorsqu'on ne vous voulait pas du bien, mais sans perdre de vue chaque coin d'ombre... Pour voir qui était là.

*
* *



    NOVEMBRE. CHARLES WILLIAM REANEY MC ARTHUR eût un léger pincement au coeur. Passant une main dans ses cheveux gris-poivré il s'accorda un moment d'hésitation. CALLIE. Sa chère et tendre CALLIE. Maintes fois il avait tenté de lui expliquer que ce n'était que pour son bien. Mais la jeune femme n'avait rien voulu entendre. Non. Chose étonnante pour une femme elle n'avait pas hurlé. Tapé du pied. Crié, pleuré. Elle s'était contenter de le toiser de cet air dont elle avait la maîtrise et qui n'appartenait qu'à elle. Froid et emplit de dédain. Qui l'avait fait se sentir minuscule et vulnérable, lui, alors que dans le monde entier des affaires il était réputé pour sa poigne de fer. S'il lui cédait tous ses caprices, c'était pour plusieurs raisons. Dans le monde où vivait CALLIE et ses amis, tous les parents étaient comme ça - tant que leurs gosses ne faisaient pas n'importe quoi, tant qu'ils ne leur collaient pas la honte, ils pouvaient en gros faire tout ce qu'ils voulaient. D'ailleurs c'était l'erreur qu'avait commise CALLIE. Elle avait été prise en flagrant délit de faire n'importe quoi, et se faire prendre était inacceptable. Elle aurait dû le savoir pourtant.
    Et puis parce qu'il essayait de se racheter son absence. Et ses maîtresses. Car CALLIE savait. Et Charles avait même l'impression qu'il y avait peu de choses qu'elle ignorait. Et ce qui le touchait au plus profond de lui c'était quand elle plongeait ses beaux yeux bleus dans les siens et qu'elle devinait. Qu'elle devinait que s'il était rentré tard ce n'était pas à cause de cette prétendue réunion. Mais à cause d'Elles. Elles. Les secrétaires, les vendeuses, les putes. Peu importe. Et le pire dans tout ça c'est que qu'CALLIE ricanait. Ses yeux criaient ce qu'elle ne disait pas mais pensait encore plus fort. Va. je ne dirais rien à Maman. De toute façon, elle sait. Nous savons. Tout le monde sait. Comme si ils échangeaient leurs rôles pendant un moment. Qu'il redevenait l'enfant qui avait fait une bêtise. Et qu'elle grandissait pour être au choix, père ou mère. Substitution. Il évalua l'immense salon de l'immense appartement où désormais logerait sa fille. Et n'eut pas la prétention de prétendre que c'était pour elle qu'il faisait ça.


    CALLIE s'étira sous sa couette, se leva et se dirigea vers sa salle de bain en traînant des pieds. Là, elle s'examina dans la glace. Son caleçon gris était détendu aux fesses, son T-shirt Mr Bubble, tout tordu, pendait sur une épaule. Ses cheveux blonds et raides étaient applatis à l'arrière de son crâne. Evidemment, elle restait sexy quand même.

    - Grosse vache, lança-t-elle à son reflet dans son miroir.

    Elle entreprit de se brosser les dents, lentement, et se remit à penser à ceux qui faisaient la fête plus qu'elle et pourtant avait réussi à ne pas se faire virer et à rentrer dans de prestigieuses universités. Les bons enfants. CALLIE était la mauvaise fille. C'était trop injuste. Elle fronça les sourcils avec détermination tout en frottant ses molaires. Elle cracha un peu de dentifrice dans le lavabo. Oui, elle leur montrerait ce qu'elle pouvait faire. Comme si elle avait besoin de prouver quoi que ce soit.

    Mais pour le moment, sa seule préoccupation, c'était la tenue qu'elle allait porter aujourd'hui. Elle déjeune avec SHERYL dans un magnifique - et tout nouveau - restaurant parisien qui a ouvert dans le nord de Londres, et elle devrait déjà y être. Mais SHERYL étant aussi ponctuelle que qu'CALLIE, celle-ci sentit qu'elle pouvait se permettre de partir dans la demi-heure suivante, et encore parierait-elle bien son sac Gucci qu'elle l'attendra dix bonnes minutes de plus. Elle a donc trois quarts d'heure pour s'habiller. Elle inventorie le contenu de son dressing et de ses quelques quatre armoires. L'abondance n'est pas un cadeau, vous pouvez me croire, le problème étant la multiplicité des choix. Toutes ces fringues, et rien à se mettre. Elle reste plantée au milieu de sa chambre en string, clope au bec, et pleurant presque d'impuissance, ça l'ENERVE. Sans grande conviction, elle finit par attraper un pull en cachemire bleu ciel et un jean Habitual. Ses bottes Prada sont dans l'entrée, évidemment. Elle finit par attraper le sac Paul&Joe et heureusement qu'elle vient d'acheter le dernier paletot Chloé, ce qui a le don de la remettre de bonne humeur. Belle, bronzée et monogrammée, elle quitte mon appartement en sautillant, le cœur léger. S'arrête sur le seuil, farfouille à la recherche des clés, relève la tête. Si dans le miroir du couloir elle ne vit pas son reflet, ce n'est pas parce qu'il avait disparu. Mais parce qu'elle ne se reconnaissait plus.






DIVERS.



    Avatar : Doutzen Kroes.

    Avis sur le Design : WOW WAW. Ho.

    Comment trouvez vous le forum ? A première vue ? Parfait ! =D

    Comment avez-vous connu ce forum ? Aaron =p
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Madison O. Wilde
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THIS IS ENGLANDavatar

Messages : 265
Date d'inscription : 05/01/2008

MessageSujet: Re: CALLIE VELASCO   Mar 29 Jan - 23:18

    Si tu as fini parfait je te valide.

_________________

    "Conquest !!
    She was just another conquest
    Didn't care whose heart was broke
    Love to him was a joke
    'til he looked into her eyes"
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CALLIE VELASCO
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