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 willie ? ZEUBI.

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Willie Reed
LA woman.

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Messages : 17
Date d'inscription : 25/01/2008
Localisation : joy division, willie et le whiskey.

MessageSujet: willie ? ZEUBI.   Ven 25 Jan - 23:20

willie zeubi.

Willie Reed
Fiche #...





    « Willie mangeait un gros kebab à l’arrière de sa cadillac rouge quand les Ramones sont arrivés et lui on piqué son portefeuille. Après une longue course-poursuite de dix minutes, la jeune femme est rentrée dans une laverie automatique et à discuter avec un trompettiste qui lavait ses chaussettes (c’était Miles Davis). Et les Ramones sont repassés comme des fous furieux devant le nez de Willie, qui les a pourchassés une nouvelle fois jusqu'à-ce que Joy Division l’arrête en pleine course en lui demandant « ça vous tente un whiskey ? », comprenez bien qu’il est impossible de refuser un verre à Ian Curtis. Jimi Hendrix s’est alors mis à jouer des claquettes et Nancy Sinatra enfilé des boots faites pour marcher. Y’avait de la musique partout, Iggy Pop buvait une bière devant une machine a lavée où Deborah Harry et Jim Morrison étaient occuper en mode essorage. Quant aux Clash et aux Pink Floyd, ils étaient beaucoup trop occupés à racketter les Kinks. Les Smiths et les Beatles parlaient d’un sous-marin jaune et que la nuit dernière l’un d’eux avait rêver que quelqu’un l’aimait. Quant à Willie, elle préféra finir la bouteille de whiskey, violé Lou Reed et s’acheter un nouveau kebab.



    zeubi. »









    Personne ne peut ressentir ça. Quelque chose d’aussi fort.

    Le bruit des vagues s’échouant sur la plage. Il n’y avait que cela que j’entendais. Seulement ceci qui était audible. J’arrivais à entendre ce seul et unique bruit. Les oiseaux. Ils chantaient. J’ai fermé les yeux à ce moment précis. Le ciel est apparu devant moi, il était d’un bleu incroyable. J’ai laissé mes paupières se rouvrirent doucement, j’ai sentit tout mon corps brûlé, puis transir en quelques secondes. Il était là. Devant moi, je pouvais sentir son souffle chaud contre ma poitrine, mon visage, mon cou. Il ne me caché plus rien de lui. Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai compris, que tout s’est accompli pour moi. Ma vie a prit un sens à cette minute précise. Tout était devenu soudain si évident pour moi. Je voyais entre les traits de son corps toute ma vie défilée. Et le bruit des vagues a reprit. J’ai replongé dans un tourbillon de pensées. Il s’est penché contre moi, je sentais a présent son torse totalement nu contre ma poitrine. Son souffle contre mon oreille reproduisait ce même bruit de vagues qui me hantait. J’étais tétanisée. J’ai une nouvelle fois fermer mes yeux. Et j’ai tout revu, tout.

    Mon cœur battait à en rompre ma cage thoracique, le tic tac de l’horloge était incessant. Sa voix. La voix de ces hommes au bar, le rire de ce clodo non loin de Gangplank et le cri perçant de cette femme derrière la voiture.

    La vie. La mienne.

    J’ai tout compris en une fraction de seconde. J’ai compris pourquoi j’étais née, ce que je faisais dans ce monde. J’ai compris que le 13 Février 1990 était mon jour. La terre m’avait réservé cette date pour me faire enfin connaître tout ce qui allait plus tard me paraître si pourri. L’éternelle répétition. Le Gangplank : Hôtel miteux qui a fait de moi ce que je suis toujours, quelqu’un de miteux. L’argent. Oh, oui, le fric, la tunes, le rêve en gros. Moi, j’en ai pas. J’ai keudal. Je crève tous les soirs pour bouffer un bordel de plat de pâte. Tout cela me semblait pourtant incroyablement sans importance à ce moment précis. Je suis revenue à la réalité, j’ai poussé un léger gémissement qui s’est totalement perdu dans l’air, entre nos deux respirations qui se répondaient l’une à l’autre. Puis tout a une nouvelle fois basculé. Je voyais ma mère, debout devant moi, puis mon père qui avait l’air d’un géant tout prés d’elle. Je trouvais qu’ils étaient laids. J’ai eu envie de pleurer, ils avaient des sales gueules. Les genres de vieux sponso par Jack Daniel’s ou Label 5. Les pauvres clochards qui dépensent leur blé dans du cognac ou dans des packs de bières. Bourrés 24 h/24. Je me demandais parfois comment j’ai pu survivre dans un taudis pareil avec eux. Je revoyais ma chambre – salle a manger (oui parce que mes parents mangé aussi dedans) et le bruit du train qui passé juste devant ma fenêtre. Les chiottes en commun qui refoulé la pisse et la merde à 20 kilomètres. Les voisins, pochtrons et puant du trou du cul jusqu'à la gueule. Je n’étais pas sale. Les autres disaient que j’étais « jolie ». Il paraît que j’ai un œil marron et l’autre bleu. Je fumais des cigarettes industrielles quand je le pouvais. Je suis allée à l’école jusqu'à 16 ans. Je suis partie pour devenir vendeuse dans un magasin de vinyle à quelques rues de l’hôtel où je suis, le Gangplank. Je trouve que ce nom fait penser a une planque de criminels en cavale.

    Et tout les gens qui sont passés dans ma vie. Je ne voulais pas rouvrir les yeux, je voulais encore voir et revoir le chemin que j’avais parcouru. Tout ceux que j’ai rencontrés, putes, serveurs, vieux, jeunes, voleurs, alcoolos, drogués et j’en passe. Je pensais à mon putain de caractère. A la mer… au bruit des vagues s’écrasant contre les rochers. Je suis folle. J’ai pas d’argent. Je suis a moitié clocharde. J’ai besoin d’argent. Je pensais à Hugo. Je pense à Hugo. Je pense au fait qu’il soit en moi à ce moment précis. Et tout est reparti, encore une fois. Je revoie le ciel, d’un bleu incroyable, sans l’ombre d’un nuage. Mes parents me manques. J’étais repartie. Repartie dans un autre monde. Pourquoi n’ai-je pas rendu visite a mes parents au moins une seule fois depuis mon départ du cocoon ? J’ai froid. Je ne me souviens plus. Parce que je bois, comme eux. Parce que je ne pouvais plus les supporter. Parce que c’est à cause d’eux que je suis devenue une épave. J’ai encore plus froid. Je lutte. J’ai envie d’un whiskey. Je repense au chemin minable que j’ai parcouru depuis. Je pleure. De toutes mes forces. Les larmes coulent d’elles-mêmes sur mon visage d’une couleur aussi blanche que de la neige. Mes cheveux blonds sont emmêlés. Je ne sais pas a quoi je ressemble. Je ne le saurais sans doute jamais. Je trouve cela affreux, d’un seul coup. Je pleure encore plus. Puis tout s’arrête. J’ouvre les yeux, je comprends. Il s’est arrêté. Il me regarde. Hugo…

    « Tout… Tout va bien ? »

    Il est tout aussi nu que moi. Je le vois comme personne d’autre ne l’avait jamais vu.

    Je m’appelle Willie Reed, j’ai 18 ans, j’ai une vie de merde, triste, refoulant l’odeur du tabac et de l’alcool fort et je viens de vivre le meilleur moment de ma vie. J’ai fait l’amour avec un homme.

    « Oui, merci. »



DIVERS

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  • Avis sur le Design : Du Melody. Et comme d'habitude, c'est incroyablement magnifique.
  • Comment trouvez vous le forum ? Parfait.
  • Comment avez-vous connu ce forum ? Julie le vieux nem au poulet.
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Willie Reed
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Localisation : joy division, willie et le whiskey.

MessageSujet: Re: willie ? ZEUBI.   Dim 27 Jan - 13:09

Fiche terminée.
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Madison O. Wilde
Fondatrice
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MessageSujet: Re: willie ? ZEUBI.   Dim 27 Jan - 14:39

    LOVE. (L). VALIDE

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    She was just another conquest
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    Love to him was a joke
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