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 « abi. »

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Abigail M. Donnay
TIC TAC. et le temps passe.
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Messages : 9
Date d'inscription : 24/01/2008

MessageSujet: « abi. »   Jeu 24 Jan - 22:46

Abigail Mathilde Donnay
La douce jeune fille.


Fiche #... (à ne pas modifier)





    « Tiens, essaye, c’est pas mal…
    - P’tain, comment t’as pu t’l’avoir ? »


    Abigail souriait, et prit le joint allumé. La jeune femme aspira quelques bouffées et manqua de s’étouffer, elle n’avait jamais fumé un truc aussi fort. Elle le rendit à son amie et posa ses pieds sur la table basse du salon où sa bande d’amis et elle étaient. Je vous explique rapidement, vous voyez le tableau de huit jeunes shootés aux narines bouchées par l’abus de coke, dans un petit salon d’un appartement miteux appartenant à l’un d’eux ? Leur donnant comme âge à peu près… quinze ans à chacun ? C’est jeune, en effet, de se bourrer la gueule mais la plupart n’étaient que des délinquants, des jeunes gens qui n’avaient pas réussi dans leur petit début de vie. Abigail Donnay, quinze ans et quatre mois, en faisait partie, elle avait foutu en l’air son travail scolaire, et était une personne insolente, une vraie pétasse sans cœur. Cette jeune fille en question était affalée dans un canapé, assise sur les genoux d’un ami, elle regardait, la mine déconfite, la table où quelques secondes avant se trouvaient quatre ou cinq lignes de cocaïne. La jolie petite brune demanda d’une voix mourante si quelqu’un avait de quoi tenir le reste de la nuit, et le bouffon de la bande… Tom, si ses souvenirs sont exacts, gueula « EN AVANT POUR LA PARTOUUUUZE ! » Et une des filles, dont Abigail a oublié le nom, lui balança du pop corn – vous avez bien lu, du pop corn, cela se marie mal avec la marijuana mais bon – dans la tronche, et il y eut un éclat de rire général. Abi demanda une clope, on lui en fila une et elle continua sur ses questions, « Qui qui a du feu ? … » On lui balança un briquet sur les genoux.

    « L’est quelle heure ?
    - L’heure qu’il était hier à la même heure…
    Lâcha un con, bourré.
    - Ta gueule connard. J’veux l’heure. L’HEUUUURE.
    - Arrête de t’exciter, l’est… attend, j’vois double. Quatre heures ou cinq heures du mat’ ?
    - Quatre et demi. »


    Abigail recracha la fumée et écrasa sa cigarette, dans le cendrier plein de mégots et cala sa tête au creux de l’épaule du coté et il y eut un gros silence. Jusqu’à ce qu’une des meufs ait l’idée de faire un strip poker… Réponse ? « TA GUEULE ! » Complètement scandé. Bon bref, en fin de soirée, on sait plus quoi faire alors…

    « Allez, j’me barre. Marmonna d’une voix pâteuse Abigail.
    - Ouais moi aussi, j’ai un exam’ demain.
    - Tu veux dire aujourd’hui ? »
    Ricana une jeune fille.

    Allez, on s’tire, comme dit si bien Abigail. Elle descendit les marches de l’immeuble, escortée du reste de ceux qui on l’intelligence de vouloir partir DORMIR, action que font les gens NORMAUX. La petite brune prit son casque de scooter et salua, en chancelant sous l’influence des drogues, en scandant dans la rue des insultes taquines à ses camarades. Une vieille femme prit la relève en ouvrant sa fenêtre « Et le respect bande voyous ? » Elle eut droit à un bras d’honneur. Abigail s’installa sur son scooter et démarra, un peu trop vite… Il y avait un carrefour, près de l’immeuble, et ce genre de choses se passe en un instant, un seul instant où toute une vie peut être détruite. Il y eut une voiture, c’est tout. Une voiture qui respectait le code de la route, et un scooter qui ne respectait pas le code de la route, dont la jeune conductrice était complètement droguée. Abigail ne se souviendra peut-être plus jamais de ce bruit sourd, de sa tête qui explose, d’un hurlement et de lumières rouges. Si on le voit du point de vue des témoins, la voiture a percuté le scooter, la jeune fille a été éjectée et est retombée sur le trottoir. Voilà cet événement, qui a changé la vie d’Abigail Mathilde Donnay.

    « Je me souviens de ma fille comme étant une délinquante de première classe. Elle ne fichait strictement rien en cours, et était à chaque fois proche du redoublement. Elle est née un 3 janvier, à Cardiff, et malgré son petit visage adorable, sa mère et moi, nous avons de suite remarqué qu’elle aurait besoin d’être épaulée. Abigail faisait des bêtises, grosses pour la plupart, et son entrée dans les écoles de la maternelle au lycée, ce fut la même : en catastrophe, et tout au long de l’année, nous recevions des plaintes de parents. Abigail était insolente, méchante et têtue, prête à tout pour avoir quelque chose. Elle était horriblement capricieuse, et était enfant unique car ma femme et moi ne pouvions avoir d’autres enfants. Je l’aimais beaucoup, pourtant, mais au fil des années, je ne la voyais plus comme ma fille. Elle a fait sa crise d’adolescence à treize ans, et ses professeurs nous ont convoqué plusieurs fois pour non respect des règles, insolence, absence répétée et non justifiée en cours, racket aussi. Nous l’avons emmenée chez un psychologue, mais rien n’a fonctionné. Pourtant, je ne sais pas où on n’a pas réussi. J’étais médecin, j’avais fait de brillantes études à Harvard et dans une école bilingue de Paris, et ma femme était une ancienne archéologue, maintenant conservatrice de musée, d’aussi brillantes études que moi mais à Oxford. Nous étions croyants, mais notre fille était le contraire… Tout le contraire. Nous ne l’avons jamais envoyée dans un internat, ayant trop peur de la voir arriver un jour, des menottes dans le dos pour fuite. Et j’ai bien honte de l’avouer, mais je n’ai jamais su qu’elle prenait toutes ces substances illicites, qu’elle voyait tout ces… ces salauds, et qu’elle n’était même pas chez nous la nuit. Elle était intelligente, Abigail a toujours été trop intelligente, trop intelligente pour être aussi bêtasse. Excellente comédienne aussi. Mais ce soir là… Nous nous sommes presque maudits. Quand nous l’avons vue à l’hôpital, si sereine, dans son coma, ma femme était au bord de la dépression nerveuse. Elle avait peur, tellement qu’elle en tremblait et qu’elle faisait des malaises répétés. Cinq jours plus tard, le dimanche, elle a ouvert les yeux. »
    Propos de Mr. Donnay à sa sœur, Mlle Donnay.


    Dimanche 2 avril, 15h21.


    « Abigail ? »

    Mme Donnay posa sa main sur celle de sa fille, qui venait d’ouvrir les yeux. La main de cette dernière était froide, mais sa mère ne s’en préoccupait pas le moins du monde, elle regardait les grands yeux bleus de sa fille cligner. Abigail tourna la tête, lentement, et quelque chose qu’on ne lui connaissait plus depuis fort longtemps naquit sur son visage blême : un sourire. Elle souriait, mais ses yeux restèrent ouverts le temps de voir sur ses lèvres se former les mots « Maman ». Elle se rendormit, quelques instants après, mais sortie de son coma. Les médecins constatèrent, au plus grand bonheur des parents Donnay, qu’Abigail ne présentait rien de trop graves en blessures (Enfin… Ils n’exagèrent jamais, en voyant la tête que tirait Mme Donnay) mais elle devrait faire un an de rééducation et de fauteuil roulant à cause de sa jambe. Elle était condamnée à boiter du coté gauche pour le restant de ses jours… Autre difficulté qui la hanterait, et nettement plus importante : une partie de sa mémoire a tout bonnement était effacée, ce que l’on appelle dans des termes moins gamins ; l’amnésie. Abigail ne se rappelle pas du tout des années précédant l’accident, mais elle peut se souvenir avec beaucoup de précision certains événements de son enfance. Enfin voilà comment la vie de cette jeune cinglée a complètement changé. Peu après son réveil, on constata qu’elle avait perdu l’usage de la parole, traumatisée sûrement de l’accident. Les médecins ne savent pas encore si c’est un acte volontaire et qu’elle ne souhaite pas ouvrir la bouche ou si c’est vraiment une séquelle. Mr Donnay, présent auprès de sa fille les nuits, a déclaré qu’elle ne pouvait plus parler avec des êtres humains, car elle marmonnait seule la nuit, dans son sommeil.

    Un an plus tard, Abigail changea radicalement de comportement. Elle demanda – non par la parole, mais par langage des signes ou papier – à aller à l’église, à reprendre ses études, à se faire pardonner. L’accident a eu des conséquences aussi bien néfastes que bénéfiques sur elle, car elle a laissé aux oubliettes la drogue et autre, et a du entamé une rééducation aussi bien qu’une cure de désintoxication. A seize ans, Abigail reprit brillement – comme ses parents l’espéraient – avec un léger handicap de parole. A dix huit ans, avec une année d’avance pratiquement, Abigail intégra l’université, pour des études de médecine. L’entretien alla vite, car le directeur était déjà satisfait des résultats de la jeune Donnay.

    « Malgré ce léger petit incident, Abigail pourra suivre un enseignement normal. Avec un professeur spécialisé, pour l’aider. »
    La brunette avait les yeux pétillants, elle se tourna avec un grand sourire vers sa mère.
    « Je crains juste pour le métier… Enfin, on trouvera toujours ! Le progrès est un mot courant chez nous ! »

    Un jour, elle croisa dans un couloir de l’université une ancienne « camarade » de conneries.

    « Puuuuutaaaain, Abigail ?
    - …
    La jeune fille hocha la tête, en signe que oui.
    - Ca fait trois ans, depuis l’accident. Ca va ? »
    Abigail pencha la tête sur le coté et plissa un œil, elle ne se souvenait plus de l’accident. Et ni de cette fille par ailleurs. Elle tendit la main vers son sac à bandoulière, décoré de façon Western, et arracha la feuille d’un cahier et attrapa un stylo. Elle nota, d’une écriture maladroite car elle dut se servir de son genoux pour appui « Qui es-tu ? »

    L’autre dut relire le papier une dizaine de fois pour comprendre. Elle n’en revenait … pas. Depuis ce jour, Abigail ne la recroisa pas dans les couloirs.

    Passionnée de littérature, depuis l’hôpital (Car son seul loisir était lire et écrire), Abigail se plaît à écrire des poèmes, des nouvelles, des lettres, et aime lire. D’ailleurs, son endroit préféré dans la ville est la bibliothèque et la librairie. Elle s’est aussi découvert une passion pour le théâtre et le cinéma, et s’imagine comédienne ou réalisatrice, sachant pertinemment qu’il ne faut pas rêver sa vie mais plutôt la vivre aussi bien que l’on peut… A cause de sa mère et de son père, tout deux français, elle écrit avec beaucoup de facilité en français, a de nombreuses notions de latin, écrit de l’allemand et de l’espagnol. Mais Mme Donnay, en voyant sa fille écrire des histoires en français, par exemple, soupire dans l’oreille de son mari des mots déchirants « Si elle savait aussi nous parler avec ces langues… » Le seul mot, qu’Abi a prononcé depuis maintenant quatre ans, est celui-ci :

    « Pourrais tu aller chercher le lait, ma chérie ?
    - oui. »


    Un son rauque, profond, qui était sorti du fond de sa gorge. Mais inaudible, malheureusement. Aujourd’hui, Abigail a dix neuf ans, et nourrit l’ambition d’être un jour célèbre dans un domaine. Elle a un caractère trempé, et une persévérance rare, qui la mèneront peut-être à faire de grandes choses.
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Abigail M. Donnay
TIC TAC. et le temps passe.
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MessageSujet: Re: « abi. »   Ven 25 Jan - 22:38


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  • Avatar : Marion Cotillard.
  • Avis sur le Design : WAW. Tendez, j'réfléchis à l'adjectif qui convient l'mieux xD Il est vraiment sublime (L)
  • Comment trouvez vous le forum ? Le contexte est original, même très <3 L'ambiance a l'air d'être agréable, c'est ce genre de forum que je cherche =D
  • Comment avez-vous connu ce forum ? Obsession.


    Amis du soir, bonsoir xD
    Et voilàààà, fiche terminée.
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Madison O. Wilde
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MessageSujet: Re: « abi. »   Ven 25 Jan - 22:43

    J'aime vraiment beaucoup VALIDE

_________________

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    She was just another conquest
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    Love to him was a joke
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MessageSujet: Re: « abi. »   

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