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 AARON (...) WILDE. #008

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Aaron Wilde
ENTERTAIN ME.

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Messages : 191
Date d'inscription : 13/01/2008

MessageSujet: AARON (...) WILDE. #008   Lun 14 Jan - 0:10


    AARON (...) WILDE
    Fiche #008



    Des volutes de fumées s’échappaient de sa bouche entrouverte. Ses yeux électrisants défiaient quiconque s’approchait à quelques mètres d’elle, une expression de dédain et d’agressivité dans son regard. Ses lèvres vermillon accueillirent une nouvelle cigarette alors qu’elle venait de jeter exactement le montant indiqué sur l’addition sur la table, – pourquoi donner des pourboires, alors qu'elle venait d'économiser une semaine pour un thé vert ? – qu’un serveur hésitant lui avait apporté. Elle posa sa clope dans le cendrier et se leva, enfilant en même temps son manteau de fourrure. Ses talons hauts claquant sur le carrelage, elle quitta le café enfumé pour rejoindre les rues et vendre son corps. Elle allait encore devoir satisfaire les désirs sexuels pervers de vieux cons dont les femmes les attendaient à la maison, seules assises à la table à manger devant une casserole de ragoût refroidie. Devoir car dans son appartement minuscule et humide dormait une petite fille d’à peine dix ans. Devoir car si elle ne rapportait pas au moins cinquante livres sterling, elle se ferait tabasser par Lui… Un grincement de pneu. Le bruit d’une vitre électrique qui s’abaisse. Le premier con de la soirée.

    « Ma poulette, c’est combien ? »

    Elle prononça pour elle-même la question que venait lui poser l’homme au volant de sa voiture. C’était toujours la même phrase, toujours la même rengaine, toujours la même peur qui lui tenaillait l’estomac. Elle tremblait car elle savait qu’un jour au l’autre, elle tomberait sur un malade mental, un pervers sexuel qui la violerait et qui la laisserait agonisante sur le bord de la route. Une insulte fusa de l’Audi, et elle daigna enfin porter son attention sur le premier con impatient. Elle se pencha vers la fenêtre de son carrosse. Encore un businessman insatisfait par sa femme. Elle annonça son menu et ses prix,

    Aaron froissa son énième page de la soirée. Il visa la poubelle, et lança la boule de papier froissée. Manqué. Elle atterrit sur le sol où jonchaient d’autres boules. Il se leva en émettant un soupir presque inaudible et les ramassa avant de les laisser tomber une par une dans la poubelle. A cette distance entre lui et la boîte à ordures, il ne risqua pas de se louper. Il avait toujours été nul au basket, de toute façon. En se relevant, il regarda l’heure sur le petit réveil rouge posé sur le bureau. 01h00. Les chiffres inscrits sur le petit écran digital eurent sur lui un effet assommant. Il venait de passer cinq heures avec une prostituée dont il ne parvenait pas à écrire l’histoire. Encore un récit qui allait trouver sa place dans le tiroir Non achevé de son bureau. Là, il n’allait plus bouger jusqu’au jour où Aaron déciderait de tout foutre en l’air. Car le jeune homme avait du mal à concrétiser les projets qu’il commençait. Non pas car il n’avait pas l’envie, ou car il ne trouvait pas le courage de finir, mais parce qu’il trouvait que ses créations avaient un niveau si bas que ce serait faire honte à l’écriture que de les finir. Mais, il ne pouvait s’empêcher d’écrire, car écrire était pour lui une passion. Une passion qui le faisait plonger dans des mondes imaginaires, où il côtoyait des personnages irréels façonnés de toute pièce, où il pouvait oublier l’existence qu’il menait et tous ses soucis misérables de la vie quotidienne.

    Les quelques brins de lumières qui perçaient à travers les rideaux noirs annonçaient une belle journée. Ou du moins, une journée sans nuage. En tous cas, tout était de bon augure. Et pour couronner le tout, son chaton venait lui faire la toilette. Avec sa langue râpeuse, aucune partie de son visage ne lui échappait. Aaron plissait les yeux et se retenait de rire. Il mit fin à ce moment de tendresse et attrapa le chat. Son pelage inexistant laissait apparaître une peau de velours agréable au toucher. Il évita la contre-attaque soudaine du chat, un vrai pot de colle, et se dégagea des draps. Il ébouriffa ses cheveux châtains et sortit de sa chambre. Il descendit les escaliers, pisté de très près, et se dirigea vers la cuisine où sa mère prenait son petit-déjeuner. Elle était assise à l’extrémité, près de la porte-fenêtre qui menait au jardin. La lumière qui inondait la pièce donnait encore plus de brillance à ses cheveux blond platine. Sa mère, Maggie de son prénom, mangeait goulûment ses pancakes alors qu’elle levait la main qui tenait son couteau pour accueillir son fils.

    « Archroouune ! Touu –elle déglutit- tu as faim, mon chéri ?
    -Pas vraiment. Je prendrai une pomme avant de partir. Papa …
    -Est déjà parti. Il a du boulot à l’hôpital, enfin, comme d’habitude. Rah, enlève le gremlin de la table ! »


    Son père était un vrai courant d’air. Il quittait tôt la maison le matin et rentrait tard le soir. En gros, il ne le voyait presque jamais, à part le dimanche. Quoique, il restait enfermé dans son bureau. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il n’était pas très proche de lui. Leur relation se limitait à un ‘bonjour’ furtif lorsqu’ils se croisaient, et à un discret ‘bonne nuit’ lorsque il se détachait plus tôt que prévu de ses plaies béantes et purulentes. Une relation très contrastante avec celle qu’Aaron entretenait avec sa mère. La grande blonde platine et lui étaient très complices. L’adolescent était accroupi devant le réfrigérateur, buvant du jus do'range au goulot.

    « ENLEVE LE GREMLIN !»
    ***


    De la maison au lycée, c’était comme des plages d’Acapulco au froid glacial de Sibérie. Il n’y avait bien entendu pas un microclimat au dessus de sa maison, ni cinq milles kilomètres entre celle-ci et le lycée. Non, ce n’est pas un changement climatique qui s’effectuait, mais plutôt un changement intérieur. Aaron amorçait une préparation psychologique dès qu’il pénétrait dans sa voiture. Il se préparait à ne plus être le même. Ce n’était pas le signe d’une timidité apparente. Non, il se préparait à être distant des autres car il ne voulait s’attacher à personne. « Mieux vaut pour les gens de rester loin de moi. Ce n’est pas parce que je suis tellement bête que je n’arrive pas à aligner trois mots à la suite lors d’une conversation, et que je ne préfère pas le montrer. Non, c’est parce que je suis un problème ambulant. » Voilà pourquoi il s'isolait à chaque heures de trous à la bibliothèque. Voilà pourquoi il rejetait les très peu nombreuses prétendantes au titre de petit ami d'Aaron. Voilà pourquoi il était distant, et qu'il se faisait le plus discret possible.

    « J’avais essayé de ne pas tomber dans le cliché, mais là, je suis obligé. Ce sera limite les Feux de l’Amour, mais cet épisode de ma vie aura pu être digne d’un ‘Season Finale’ pour la série la plus aimé des mémés. »

    Cliché, car cette distance qu’Aaron maintenait de tout son cœur avec les autres ados résulte d’une relation assez compliqué. Une relation qui l’avait remis en question et qui l’avait changé. Vous voyez le truc : ils s’aiment, un des deux déchire l’autre, un déprime, l’autre refait sa vie comme il l’avait laissé avant. Dans le cas d’Aaron, il est plutôt celui qui déprime. Daneel Taylor Marsden. C’était son nom. Elle et Aaron filaient le parfait amour jusqu’au jour où –c’est pas juste, je sais que vous savez ce qui va se passer… faut que je change alors- Aaron a coupé entièrement les ponts. Et débilement. Du jour au lendemain, il s’est remis en question, s’est auto-dénigrer juste parce qu’il ne se trouvait pas à la hauteur. Elle était belle : pas très grande, elle avait des grands cheveux bruns qui lui tombait jusqu’aux épaules. Ses yeux étaient d’un vert émeraude, ses lèvres vermillon, des traits parfaits…

    « La fille que je cherchais. Mais franchement, qu’est-ce qu’elle faisait avec moi ? Je faisais vraiment tâche à côté d’elle. La meilleure chose pour elle, c’était de ne plus avoir à subir la honte qu’elle devait sûrement endurer à mes côtés. C’est pourquoi, un jour en me levant, j’ai décidé de tout arrêter, en pensant à elle. Alors, vous avez vu, digne d’un Feux de l’Amour, n’est-ce pas ? »

    ***


    24 décembre 2007. Le jour qui était entouré en rouge sur le calendrier accroché à la porte. Le jour qu’il attendait avec impatience. Car c’était le jour où Naomi et lui allaient être ensemble. Naomi était une fille extraordinaire, une des rares personnes avec qui Aaron se sentait bien. Alors le simple fait de penser à la perspective qu’il allait rester enfermé toute une soirée avec elle ne pouvait que le réjouir.

    « Et cette perspective m’a réjouit. Toute la soirée c’était bien passé. On a bien rigolé, Naomi et moi. On a parlé, je lui ai même dit avant de partir aider un ami que je la considérais comme une sœur, comme la sœur que je n’ai jamais eue, et que bien sûr, j’avais toujours voulu avoir. Mais, la formule ‘quand on veut, on peut’ n’a pas fonctionné dans ce cas. Mais le plus important n’est pas là. Le plus important, c’est que je ne sais pas où je suis. J’ai disparu. »



    DIVERS__________
    Avatar : Chace Crawford. Canon, n'est-ce pas demoiselles?
    Avis sur le Design : J'étais ... WOW. Et quand on m'a dit : "C'est de Melody", je me suis dit. Ah, alors, c'est normal que ce soit extraordinairement WOW.
    Comment trouvez vous le forum ? Encore plus WOW que le WOW d'avant. Franchement, l'intrigue est sublime, les couleurs sont sublimes. En résumé, tout est sublime, et c'est une très bonne idée.
    Comment avez-vous connu ce forum ? Que ferais-je sans toi, hein, Julie ? <3
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Madison O. Wilde
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Messages : 265
Date d'inscription : 05/01/2008

MessageSujet: Re: AARON (...) WILDE. #008   Sam 19 Jan - 21:00

    I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you

    I love...littéralement validé <3
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AARON (...) WILDE. #008
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